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Joseph-Richard Veilleux – Défenseur des arts visuels et du patrimoine culturel

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Interférence I (détail), impression numérique 1/1, 56 x 61 cm, 2012 par Joseph-Richard Veilleux

Sympathique personnage à l’exubérance caricaturale, le Beauceron Joseph-Richard Veilleux détient, de toute évidence, le pouvoir de marquer de manière indélébile, la mémoire de ceux qui croisent sa route.   L’énergie phénoménale et la grande ouverture d’esprit qui le caractérisent contribuent certainement à l’ascendance positive qu’il exerce dans le milieu des arts visuels et de la culture.

Selon lui, le combat pour la défense des arts visuels et de la culture est nécessaire et il ajoute qu’il y a encore énormément de travail à faire partout, mais particulièrement en région. En tant qu’habitant de la Beauce, il affirme que c’est maintenant dans cette région qu’il souhaite plus spécifiquement intervenir.

Avec une candeur rafraîchissante, Joseph-Richard lance qu’il rêve, depuis l’âge de 10 ans, d’ouvrir un musée d’art contemporain à Saint-Georges. En attendant de voir son rêve se réaliser, l’artiste aux multiples talents laisse libre cours à sa passion et amasse ce qu’il appelle ses coups de cœur.

De ce fait, entrer dans la résidence de Joseph-Richard et de son épouse, Constance Dionne, a de quoi surprendre. La totalité de l’espace, du plancher au plafond, est occupée par des tableaux, des sculptures et d’autres objets d’art très éclectiques. Impossible de tout voir en une seule visite. Joseph-Richard ne s’en cache pas, il aime accumuler.

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Joseph-Richard Veilleux.  Photo: Pascal Huot

Sa femme et lui proviennent d’un milieu où l’on vivait entouré d’œuvres d’art et où l’on côtoyait des créateurs. Le père de madame Dionne, Jean-Guy Dionne, a d’ailleurs été l’un des propriétaires de la plus importante filature indépendante au Canada, les Textiles Dionne, au début des années 40. À l’époque, Jean-Guy Dionne acquiert de nombreuses œuvres, dont plusieurs sont réalisées par des artistes aujourd’hui considérés comme de grands noms de l’histoire. Le père de Joseph-Richard, lui, avait un faible pour les artistes surréalistes.

Après le décès de leurs parents respectifs, monsieur Veilleux et madame Dionne ont hérité de ce patrimoine qui constitue aujourd’hui la base de leur collection mise en commun. Sans détour, Joseph-Richard admet que les œuvres acquises à la suite de ces legs ont nécessité peu d’investissement financier. La majeure partie des pièces de la collection provient d’échanges d’œuvres.

En tant que président et artiste membre de l’Académie Royale des arts du Canada, il est fréquemment invité à visiter l’atelier de grands artistes lors de ses voyages.   « Lorsque je tombe en pâmoison devant un tableau, je demande tout simplement à l’artiste en question s’il souhaite procéder à un échange contre une de mes œuvres. C’est peut-être surprenant, mais les grands artistes sont très ouverts à ces échanges entre passionnés pour l’art. » De toute évidence, l’art occupe plus qu’une place prépondérante dans la vie de ce couple : il s’agit en fait d’un mode de vie, voire d’une mission.

Qu’elle soit de facture très académique ou avant-gardiste, créée par des artistes reconnus, méconnus ou demeurés dans l’ombre d’une célébrité, chaque pièce de la collection témoigne d’un patrimoine artistique collectif et devient, pour Joseph-Richard, un prétexte à raconter des anecdotes à propos d’un voyage, d’une rencontre avec le créateur ou encore, une tranche de l’histoire de l’art.

Président de l’Académie Royale des Arts du Canada (RCA), Joseph-Richard a, au fil des années, siégé sur de nombreux conseils d’administration d’organismes liés à la promotion des arts et de la culture, notamment au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, où il a été administrateur, de 2002 à 2005.

Depuis 2005, il est le président de la Collection Héritage Chaudière-Etchemin, un projet dont il est l’instigateur et qui vise essentiellement à constituer et administrer une collection d’œuvres d’art réalisées par des artistes nés sur les territoires de Chaudière-Etchemin et de la Beauce. Cet organisme entend ainsi contribuer à la reconnaissance des artistes de la région en organisant des expositions destinées au grand public et aux clientèles scolaires, mais vise aussi à protéger une part importante du patrimoine culturel régional. Monsieur Veilleux préside également le conseil d’administration du Musée de l’Entrepreneurship beauceron depuis plusieurs années.

En 2012, Joseph-Richard Veilleux reçoit la médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II pour l’ensemble des services rendus à ses pairs et dans la communauté.

 

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Constance Dionne et Joseph-Richard Veilleux.  Photo: Pascal Huot

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